Publié le 28 juillet 2026
Les pyrocumulonimbus (pyroCb), ou « nuages de feu », se forment au-dessus des grands incendies. La chaleur propulse air chaud, fumée et particules jusqu'à la haute troposphère, parfois la basse stratosphère — à plus de 10 km d'altitude, là où la vapeur se condense en un véritable nuage d'orage, avec éclairs et vents.
Ce qui rend ces nuages remarquables
→ Ce n'est pas la taille du feu qui décide, mais l'atmosphère. Températures élevées, air très sec et forte instabilité en altitude sont les conditions déterminantes.
→ Un indicateur discret joue un rôle central : le déficit de pression de vapeur (VPD), une mesure de la « soif » de l'air. Sa hausse mesurable est associée au réchauffement.
→ Le phénomène devient plus fréquent. Un inventaire mondial couvrant 2013 à 2023 montre une augmentation nette des événements, 2023 ayant battu des records.
Questions ouvertes
Le consensus est solide sur la tendance. Mais la part exacte de chaque facteur atmosphérique reste débattue, tout comme la capacité des modèles à prédire quand et où un feu basculera en pyrocumulonimbus. C'est précisément l'enjeu de la recherche actuelle : mieux prévoir pour mieux protéger populations et pompiers.
Sources
- Jain et al. (2021).
- Richardson et al. (2022).
- Peterson et al. (2025).
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